Mem Pludupe fait un rêve
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Je m’appelle « Philomène Pludupe » mais depuis toujours on me surnomme « Mem Pludupe ». J’en ai pris l’habitude et ça n’a pas d’importance.
Depuis le début de la crise du coronavirus j’ai comme des titillements dans ma tête. Des drôles de choses qui me font dire que tout cela ne tourne pas rond ! Au plus fort de la crise, les autorités sanitaires nous disent de ne pas porter de masques et que les tests sont inutiles. Mais quand la crise semble terminée il faut absolument, tous et partout, porter des masques et faire des tests à tour de bras. Je me sens bousculé, même sidéré. Il faut dire qu’une femme nommée Diesse Ghis avait dit, dès mars 2020 que c’était « une masquerade ». Dans le fond je pense qu’elle avait visé juste.
Un jour j’ai fait un rêve … mais je ne sais plus vraiment de quoi j’ai rêvé ! C’est ballot pour mon histoire ! Ce dont je me souviens c’est que j’étais quelque part dans les bois et je ne comprenais pas la situation ! En fait ce qui m’a frappé c’est que je vivais pleinement dans ce rêve. Mon corps physique marchait et courrait, j’étais très ému par la beauté du feuillage du printemps et je me demandais où j’étais, ce que je faisais là. Et puis, plus rien. Je retombais dans le sommeil, dans le noir, dans l’immobilité. Mes pensées à l’arrêt, mon émotionnel en stand-by et mon corps physique au repos complet. Dans cet état d’inconscience j’existais encore, heureusement !
Tout ce que je vis aujourd’hui, dans cette affaire de coronavirus, me renvoie à mon rêve. Et si tout cela n’était qu’un rêve. Et si, tout ce que nous vivons sur cette terre n’était qu’un rêve ? Il n’y aurait aucune différence avec mon rêve de la nuit. En vous racontant mon rêve nocturne j’étais comme un acteur jusqu’à ce que tout s’évanouisse. De même face au coronavirus, face à la vie, je suis un acteur qui joue bien son rôle. Nous jouons tous bien notre rôle. Chacun est à sa place. Moi dans le rôle du sceptique et les méchants dans le rôle de la mise en place d’un plan pour contrôler l’humanité.
Mais, en même temps, si je vois que c’est un rêve, c’est que je suis aussi l’observateur, je suis installé sur les gradins. Alors je peux féliciter les acteurs de leur prestation, rire de leurs réparties : « masques interdits ! masques obligatoires ! ha, ha, ha ! ». Je peux aussi quitter le théâtre pendant que la scène se déroule toujours et, comme dans le rêve de la nuit, je peux me retourner et voir qu’il n’y a plus rien, pas de scène, pas d’acteurs, pas de théâtre. Pourtant j’existe toujours. Wouah ! j’existe toujours au-delà de mon corps physique, au-delà de mes émotions, au-delà de mes pensées. Je ne suis plus rien et pourtant je suis tout ! et si c’est vrai pour moi, alors c’est vrai pour chacun de nous.
Mais quel intérêt ai-je à quitter la scène ? Quand je rêve, la nuit, je fais tout pour prolonger mon rêve car il m’est agréable. C’est sans doute ce que nous faisons dans nos vies : imaginer un monde plus juste, de l’énergie libre, une écologie respectueuse, des habitats intergénérationnels… Nous avons une sacrée imagination et plein de projets futurs depuis des millénaires ! par contre, si mon rêve devient un cauchemar, alors je ferai tout pour sortir de là. Et c’est peut-être ce cauchemar qui s’en vient avec tout ce que les vilains nous promettent : après le port du masque obligatoire, un nouveau confinement, des mesures de plus en plus liberticides, le vaccin pour tous, la 5G, le transhumanisme … alors nous ferons tout pour sortir de ce cauchemar et nous rendre compte que tout cela, la vie depuis des milliers d’années, n’était qu’un rêve et que nous n’étions que des acteurs et que ces acteurs, ce n’était pas vraiment nous mais plutôt des rôles que nous jouions.
Maintenant je comprends pourquoi on m’a appelé « Mem Pludupe ». Je ne suis « plus dupe » de ce qui se passe. Même plus dupe, comme on dirait « même pas peur » ! Je continue à jouer, à accepter les règles contraignantes mais je ne suis plus dupe de la mascarade et je sors du théâtre de l’illusion. Je sors du rêve et je découvre que j’existe au-delà de mes croyances, au-delà de mon passé, au-delà de mes projections futures, au-delà même des formes, au-delà même de ma conscience. Je peux même imaginer que j’existais avant le début du rêve car c’est moi, c’est nous tous, qui l’aurions créé ! Toute cette création n’est peut-être qu’une illusion qui nous a paru tellement longue. Mais comme le temps n’existe pas – seul le présent existe - en sortant du rêve, je me retrouve au point de départ. En fait je n’ai pas bougé. Je suis dans l’instant présent. Là, j’espère être dans la sagesse la plus profonde et la vérité la plus élevée, la paix, la joie et la lumière. Peut-être n’y a-t-il plus que l’Amour. Ce n’est plus moi seulement qui vis cela mais tous les autres aussi car, à cet instant, en dehors du rêve, nous ne sommes plus qu’un ! peut-être même sommes-nous au-delà du un, peut-être sommes-nous tout simplement l’absolu !
Alors j’applaudis le spectacle grandiose du covid et tous ses acteurs merveilleux qui nous permettent de revenir, ici et maintenant, à qui nous sommes vraiment.
Thierry D. en Personocratia et en Agapé
07/10/2020
